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Initiatives - Brisons un tabou

NOUS VOULONS BRISER UN TABOU
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NOUS VOULONS BRISER UN TABOU
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Initiatives

érou, 19 juin 1986 : en réponse aux révoltes des prisonniers et aux luttes contre les conditions de vie et les politiques néolibérales d’Alan García, une répression féroce s’est abattue sur les prisons, provoquant l’assassinat de près de 300 camarades. Cette journée, qui a acquis au fil du temps une valeur symbolique au niveau international et qui est commémorée comme le jour du massacre d’El Frontón et de Lurigancho, est dédiée aux prisonniers révolutionnaires du monde entier.

Nous choisissons cette date pour en mettre en valeur le caractère international et parce que la résistance des prisonniers s’inscrit, dans le conflit qui oppose les exploités et les exploiteurs, les opprimés et les oppresseurs, au sein d’un mouvement révolutionnaire et de classe global.

Nous rappelons la lutte des révolutionnaires irlandais dans les prisons de haute sécurité contre le bloc H ; la lutte des camarades de la RAF dans la prison de Stammheim et leur assassinat qui a provoqué, dans les années 70, un fort mouvement de solidarité, avec d’importantes manifestations également sur les places italiennes ; la répression féroce en Italie contre les mobilisations aux côtés des prisonniers contre les « couloirs de la mort » où étaient enfermés les prisonniers des formations de guérilla ; les émeutes dans les prisons américaines dans le contexte du mouvement afro-américain et contre la guerre… ; l’Armée rouge japonaise qui a combattu aux côtés des Palestiniens pour la libération des prisonniers… ; les luttes dans les prisons turques contre les cellules F et l’isolement ; et l’expérience significative des prisonniers dans les prisons israéliennes et en Occident en général, associée au mouvement de solidarité qui s’est développé autour d’elle, qui nous dit que les prisonniers, l’emprisonnement politique, ne peuvent être séparés de la résistance : les décontextualiser revient à les vider de leur sens et donc à servir l’ennemi.

Nous sommes face à un système en crise depuis ses fondements, à l’expansion et à l’omniprésence des processus de guerre, la recherche incessante de solutions autoritaires qui entraîne une aggravation des conditions sociales et la liquidation des acquis issus des luttes passées, qui tend à frapper de plus en plus fort les mouvements et les militants politiques, qui vise à étouffer les luttes de résistance et de libération, dans le but d’empêcher que les contradictions sociales, le mécontentement, le conflit, ne trouvent une expression politique organisée. C’est dans ce contexte que s’inscrit la guerre menée contre la mémoire des luttes des années 70 et c’est dans le contexte de cette guerre que nous pouvons comprendre le musellement et l’anéantissement des prisonniers révolutionnaires.

Nous parlons des camarades auxquels fait référence l’appel « Brisons un tabou », qui depuis plus de 40 ans font face à des conditions de détention difficiles et à une incarcération sans fin, de trois autres soumis depuis plus de 20 ans au régime d’isolement maximal 41 bis et, depuis 4 ans, d’un autre camarade, pour parler à tous ces camarades qui transitent par les prisons sous des régimes de haute sécurité, aux jeunes et à tout le mouvement qui fait face aujourd’hui non seulement à une campagne fortement répressive à coups de décrets et de projets de loi, mais aussi à une attaque idéologique, médiatique, d’instrumentalisation et de pollution des contenus et de rhétorique sur la légalité bourgeoise.

Les raisons au cœur de cette attaque, qui frappe aussi bien ceux qui viennent en aide aux migrants en mer que les luttes logistiques, le mouvement écologiste et antifasciste, ou encore ceux qui se solidarisent avec la lutte du peuple et de la résistance palestinienne, doivent être recherchées dans la nécessité pour l’État de pacifier, contrôler et uniformiser la société, en empêchant de manière préventive que les mouvements puissent s’unir dans une poussée collective, construire un projet, une perspective de transformation révolutionnaire, et en veillant à ce qu’ils soient de plus en plus fragmentés, divisés, isolés, contraints, à chaque fois, de repartir de zéro.

Cette rencontre se veut une contribution visant à trouver des formes et une continuité à cette réflexion afin de la relier concrètement aux luttes sociales et à leurs mouvements, pour en soutenir le caractère international et anti-impérialiste.

Une contribution également pour renverser le regard de méfiance, de peur, d’isolement et de défaite qui étouffe les luttes et empêche de faire face à une histoire qui nous appartient dans toutes ses expressions : ces prisonniers, tout comme les prisonniers des mouvements d’aujourd’hui, expression d’expériences importantes et courageuses, doivent faire partie de notre lutte, doivent être défendus et soutenus.

Personne ne se sauve tout seul, ensemble nous pouvons tout.

Samedi 20 juin à partir de 10h30
 
L'emprisonnement politique historique et actuel : avec un regard sur les luttes carcérales
 
Présentation de l’appel « Brisons un tabou »
 
Prisonniers et résistance en Palestine : GPI (Jeunes Palestiniens d’Italie), Samidoun (Réseau de solidarité avec les prisonniers palestiniens)
41 bis, isolement et mobilisation pour Alfredo Cospito : Cassa delle Alpi et avocats
« Les prisons d’isolement de type SRY et les résistances » avec un camarade de Front anti-impérialiste et IS4PP (Solidarité internationale pour les prisonniers politiques).
Hier comme aujourd’hui, même emprisonnement, mêmes raisons : intervention d’un camarade de Pise
Mémoire et résistance : CPA Florence
 
Les réalités du mouvement parlent des luttes d’aujourd’hui : solidarité, perspectives. Débat et réflexions
Si.Cobas : droit de grève dans l’économie de guerre
Collectif Antudo : perspectives de lutte et répression de la dissidence en temps de guerre
Calp de Gênes : la guerre commence ici. La lutte des dockers contre la guerre
Dernière génération : mobilisations contre la guerre et le réarmement
Réseau des libres et des libres de lutter : état de guerre et police
 
À suivre, d’autres interventions
 
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